Le reste à charge CPF 2026 : ce que vous devez savoir
Le Compte Personnel de Formation (CPF) est l’un des moyens les plus couramment utilisés pour financer individuellement des actions de formation, ou encore des bilans de compétences. Chaque salarié, tout au long de sa vie active, acquiert des droits à la formation qu’il peut mobiliser à tout moment pour développer ses compétences. Depuis 2026, de nouvelles mesures s’appliquent concernant le financement de la formation avec le CPF. Voici un rapide retour sur les principaux points à retenir.
Depuis le 2 mai 2024 (Article R6323), une nouvelle mesure s’appliquant aux formations financées par le Compte Personnel de Formation (CPF) avait mis en place une participation financière obligatoire de 100 €. Cette participation devait être payée par les bénéficiaires pour qu’ils puissent bénéficier de leurs droits CPF.
L’objectif ? Encourager les bénéficiaires à s’engager financièrement dans leur parcours de formation, tout en maintenant l’accessibilité à la formation professionnelle.
Un arrêté datant du 26 décembre 2024 a entraîné une revalorisation annuelle de ce montant.
En 2025, il était de 102,23 €.
Depuis le 5 janvier 2026, la participation financière obligatoire est désormais fixée à 103.20 €.
Comment cela fonctionne-t-il ?
Désormais, lorsque vous vous inscrivez à une formation ou un bilan de compétences et que vous utilisez vos droits CPF, vous devez régler une participation de 103,20 €, sauf dans certains cas exceptionnels.
Un reste à charge fixe de 103,20 € s’applique automatiquement au moment du règlement, même si vos droits CPF suffisent à couvrir le coût total. Ce montant doit être payé directement par le bénéficiaire sur le site Mon compte Formation .
Par exemple, si le coût total de la formation est de 1 000 € et que vous disposez de 1 200 € de droits CPF, vous pourrez utiliser 896,80 € de votre compte CPF et payer de votre poche la différence de 103,20 €. Il vous restera donc 303,20 € sur votre CPF.
Qui est exempté de cette participation financière ?
Certaines personnes bénéficient d’une exonération de cette participation financière obligatoire. Cela concerne principalement :
- Les demandeurs d’emploi, qui ne sont pas concernés par cette nouvelle mesure.
- Les salariés bénéficiant d’un financement par leur employeur
- Les personnes dont l’accompagnement est financé par leur OPCO, Opérateur de compétences. Voir l’article “Qu’est ce qu’un OPCO”
Pourquoi cette participation est-elle mise en place ?
Cette nouvelle règle a pour objectif d’inciter les bénéficiaires à s’engager davantage dans leur parcours de formation, en contribuant eux-mêmes à une partie du financement. Elle vise également à renforcer la responsabilisation des individus dans leur processus de développement de compétences.
Comment procéder ?
Pour utiliser votre CPF, il suffit de vous rendre sur le site moncompteformation.gouv.fr, de rechercher une formation qui vous convient et de faire une demande de prise en charge. Si vous souhaitez consulter vos droits formation, vous pouvez le faire ici
Si vous n’avez jamais entrepris cette démarche, il vous faudra auparavant créer votre compte, vous aurez besoin de votre numéro de sécurité sociale, et de créer votre identité numérique en vous rendant dans un bureau de poste muni d’une pièce d’identité. Si vous possédez les nouvelles pièces d’identité, vous pouvez le faire directement en ligne.
Une fois connecté, vous accédez à un moteur de recherche répertoriant de nombreuses formations. Lorsque vous choisissez une de ces formations, vous verrez cette participation obligatoire s’afficher au moment de la confirmation de votre inscription. Si vous êtes dans une situation où vos droits CPF sont insuffisants pour couvrir le coût total, la plateforme appliquera automatiquement le montant restant à votre charge que vous devrez régler directement.
Si vous rencontrez des difficultés avec les démarches de votre compte CPF, vous pouvez nous contacter, nous serons ravies de vous aider : 05 31 60 65 05.
Notre avis à la rédaction :
Chez Objectiv, nous nous questionnons quant à cette évolution. Elle pourrait décourager certaines personnes dans leurs projets de formation et faire régresser les objectifs de développement des compétences.
L’augmentation annuelle pourrait également poser problème aux bénéficiaires en fonction de l’augmentation de leurs revenus.
C’est également regrettable pour des accompagnements comme le bilan de compétences ou l’aide à la création d’entreprise, qui jouent un rôle essentiel dans la construction d’un avenir professionnel solide. Ces dispositifs offrent un soutien précieux à ceux qui souhaitent rebondir, se réorienter ou entreprendre. Les rendre moins accessibles risque de priver certaines personnes de ces étapes cruciales vers une vie professionnelle épanouissante.
Nous espérons sincèrement que cette réforme ne viendra pas entraver le désir d’apprendre et de découvrir de nouvelles possibilités de développement professionnel.
Vous avez des questions sur les modalités de financement ou tout autre besoin ? Nous sommes joignables au 05 31 60 65 05.